Tout porte à croire qu'on connaisse, cette fois, de façon intangible
la véritable origine du SIDE-CAR dans l'histoire. Et ce merveilleux véhicule
serait né en Basse Normandie. En effet les experts les plus éminents en archéologie
et en carburation mythologique s'accordent à dire que le SIDE-CAR serait bien
né en Normandie dans la bonne ville de SIDEVILLE en COTENTIN.
Les dernières fouilles dans les soubassements du tumulus local
ont livré des vestiges d'une valeur inestimable.
En effet jusqu'alors il était communément admis que les habitants de SIDEVILLE
oeuvraient pour la sauvegarde des arbres de façon exemplaire, au vu de la proportion
démesurée de la motte de terre constituant le pied du petit arbre.
Certaines mauvaises langues diffamèrent même, avançant que le Calvados brûlait
à ce point les neuronnes des autochtones, que ceux-ci avaient des hallucinations
quant à la taille des arbres et de leurs racines.
Mais les dernières fouilles prouvent que, comme le dit le proverbe,
il s'agit de " l'arbuste qui cache la forêt ".
L'intérieur du tumulus recelait en effet les restes de la forge gauloise qui
donna le jour au premier exemplaire du plus extraordinaire véhicule mis au point
par l'homme à ce jour; le SIDE-CAR.
En effet quelques décennies avant JC, dans la tribu des SIDEVIRUS,
vivait un certain GROMONOS .
Ce jeune Gaulois, amateur de mono-pots, et pour qui rien n'était impossible
à qui avait la foi, nourissait un profond mépris pour ces Romains qui coupaient
leur vin à l'eau, et "crouillessaient" sur leurs chars à 2 roues aussi clinquants
qu'inutiles.
En effet ces véhicules, quoiqu'esthétiques, n'étaient bons qu'à faire des runs
et des concentr' entre blaireaux, mais n'avaient auncune aptitude à tailler
la route pour de longues virées entre potes.
GROMONOS avait un cousin qui, d'après les chroniqueurs de l'époque, se nommait
CALVADOS.
Cet homme vouait un culte sans borne à la divinité de la pomme, et était équipé
d'un carburateur dit " par lichage".
Ce procédé fut repris 1900 ans plus tard sur les moteurs DE DION BOUTON*, mais
cette fois avec du pétrole nauséabond et non plus ce délicieux breuvage, qui
traversa les âges afin de nous faire entrevoir encore la sagesse, au terme de
longues libations appelées encore de nos jour " la chouille".
(*) : Voire" L ENCYCLOPEDIE DE LA MOTO EN FRANCE DE 1894 A 1914" Notre cher
Gaulois CALVADOS, enrôlé de force dans les Légions de Jules, réussit à déserter
en s'emparant d'un de ces fameux chars, tirés à l'époque par 4 chevaux. Ce procédé
sera copié bien plus tard par les Japonais en manque d'imagination ( com' d'hab'
) qui motorisèrent leur deux-roues par des "fours" qui, dans la langue des ANGLES,
signifie QUATRE.
Donc le preux CALVADOS, de retour parmi les siens, pas peu fier de son butin,
montra ce fameux char à GROMONOS.
Quelques jours plus tard, ce dernier se réveillant sur le tas de fumier communal,
après une longue nuit de cérémonie à la gloire du breuvage céleste à base de
pomme, eut une vision extraordinaire autant que surnaturelle, au milieu des
mouches et des poules cherchant leurs vers quotidiens.
GROMONOS eut la révélation; la troisième roue. Cette 3ème roue qui élèverait
indubitablement le Gaulois au dessus du Romain rationnaliste, matérialiste,
mondialiste, besogneux et trop propre pour être honnête. Il s'enferma aussitôt
pour plusieurs mois dans la forge du village avec son cousin CALVADOS.
Ils poursuivirent un but commun; trouver un moyen de faire partager leur passion
pour la route à tous leurs proches.
En effet ils pensaient;
" Si j'avais une troisième roue, j'emmènerais mon père,ma mère, mes frères
et mes soeurs ! , ho ho !, ce serait le bonheur ! . . . "
Après bien des difficultés techniques ils mirent au point ce
véhicule magique qu'ils appelèrent SIDE-CAR. Ce premier véhicule, à notre grande
surprise ne comportait en fait qu'une seule roue. Et oui ! Seule la roue droite
du panier fut conservée, la roue de gauche laissant place à des tirants attelés
sur le sanglier moteur.
En effet les moteurs à glands, quoique délicats à capturer, à rôder, et à débrider,
procuraient un couple sans pareil lors des départs arrêtés. Ceux-ci ne rejetaient
aucun déchet polluant et rendaient les motards Gaulois quasi invincibles lors
des arsouilles avec les Romains.
La conduite de cet engin divin était certe délicate, et ne s'adressait qu'à
une élite aussi brave qu'inconsciente, puisque les défenses du sanglier moteur
constituaient une paire de guidons-bracelet du plus pur style "café racer",
mais rendaient la maîtrise des trajectoires très aléatoire.
Cette configuration est d'ailleurs à l'origine de l'expression
bien connue encore de nos jours ;
" LE SIDE-CAR, CA VA PAS DE TRAVERS MAIS CA VA JAMAIS TOUT A FAIT DROIT .
. ."
Comme on peut le voire, nos ancêtres maîtrisaient déjà la philososphie qui fait encore aujourd'hui la grandeur d'âme de nos sidecaristes, toujours humbles mais volontaires devant l'adversité.
Ce véhicule, on peut le voire, faisait faire un pas de géant
à l'humanité celte, puisque sa charge utile permettait d'emmener toute sorte
de denrées rares; amphores, volailles, poissons, Calvados, Cidre ( pour l'hygiène
gastrique et buco-dentaire ), menhirs . . .
L'influence gèo-politique de cette invention fut immense.
Les échanges entre tribus se firent plus intenses.
Grace au SIDE-CAR le trafic triangulaire de graines de menhirs ainsi que de
chichon pasteurisé entre SIDEVILLE, FUMEZ-LES et CôNE SUR LOIRE prit enfin la
dimension que l'on connaît aujourd'hui.
D'un point de vue technologique, nombreux furent les plaggias asiatiques, dérivés
d'O.G.M, à base de moteurs plus ou moins poluants et bruitesques, mais d'un
charme sans commune mesure avec les side-cars européens.
En effet les attelages " sauce Bolognaise", "sauce Teutonne", ou "sauce Britonne",
restèrent dans les esprits et jusqu'à nos jours, le signe extérieur d'un esprit
de révolte envers la fiabilité, le confort, la tenue de route et, plus généralement,
toutes les qualités qui engendrent la monotonie et l'absence d'anecdotes au
retour des campagnes.
Ainsi depuis lors, la communauté celte irradia le monde par
sa sagesse et son culte du bricolage, et fournit la preuve s'il en était encore
besoin, que nous ne sommes pas que des écervelés sans cesse asoiffés de potions
boostées . . .
En somme on peut, en toute modestie, avancer que l'aire moderne vit le jour
dans ce tranquille village nommé SIDEVILLE.
Ceci expliquant cela . . .
Tout naturellement il est désormais permis de croire que les vikings ne sont
pas arrivés chez nous par hasard, mais bel et bien parce-qu'ils étaient à la
recherche du Saint GRAAL motocycliste, cet apendice sacré, connu depuis l'aire
gauloise sous le nom d' ATTELAGE.
Mais ceci fera l'objet de recherches ultérieures complémentaires et approfondies.
Le professeur VADEMECUM EMPIRIX.